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Quoi ?

Le concept est déjà en place dans de nombreuses villes européennes (Londres, Berlin, Rome ou encore Strasbourg et Paris) ainsi qu’en Belgique (à Bruxelles ou à Anvers), il existe des zones délimitées interdites à certains véhicules considérés comme trop polluants. Cette restriction d’accès a pour but de préserver la qualité de l’air qui y est respiré. On nomme ces zones, des « Zones basses émissions » en abrégé « ZBE ».

En Wallonie, un décret porté par le Ministre wallon de l’Environnement, donne aux communes la capacité d’instaurer une zone basses émissions sur son territoire de façon permanente ou temporaire, moyennant le respect du cadre fixé par le Gouvernement wallon. 

Voté le 17 janvier 2018, ce texte donne aussi le pouvoir à la Région d’instaurer une zone basses émissions sur l’ensemble du territoire wallon, notamment en prévention ou lors d’une alerte smog. En cas de dépassement du seuil d'alerte smog, l'ensemble du territoire wallon devient automatiquemet une zone de basses émissions.
 

Pourquoi ?

Notamment réclamée par les médecins témoins des effets de la pollution sur notre santé, cette mesure vise à réduire de 69% les émissions de NOx à l’horizon 2030 par rapport aux taux mesurés dans l’air en 2005. 

La pollution de l’air cause près de 400.000 décès prématurés en Europe dont plus de 9.300 par an pour la Belgique, ainsi que bon nombre de maladies respiratoires et problèmes cardiovasculaires. 

La circulation routière est devenue la principale source de la pollution. 48% lui sont imputables, dont plus de 60% le sont aux véhicules roulant au diesel.
 

Comment ?

Le décret « Lutte contre la pollution atmosphérique » comporte 2 mesures phares, l’instauration de zones basses émissions locales et régionales d’une part et la sortie progressive des véhicules les plus polluants, pour l’ensemble du territoire wallon, de l’autre.

Zones basses émissions

Les ZBE communales

Les communes ont désormais la possibilité d’instaurer des zones de basses émissions (ZBE) sur leur territoire, de façon permanente ou temporaire. Elles peuvent donc empêcher l’accès à l’une ou l’autre zone à certains types de véhicules.

La législation wallonne établira aussi les conditions à remplir pour pouvoir créer ces zones à l’échelle communale. 

Enfin, le contrôle du respect de l'accès à ces zones basses émissions sera opéré à partir de caméras intelligentes. Plusieurs caméras ont déjà été placées et seront placées par la Région. Les Communes pourront être soutenue par la Région pour en placer davantage.

La ZBE régionale

Suivant les mêmes principes que les ZBE communales, la ZBE régionale a pour particularité d’être uniquement temporaire car elle est liée aux pics de pollution (alerte SMOG). 

Puisqu’instaurée en vue de remédier rapidement à une situation d’urgence, la zone basse émissions étendue au territoire wallon cible davantage de types de véhicules. (voir liste).

Interdiction progressive

Au-delà des zones basses émissions, localisées ou limitées dans le temps, la Région wallonne a planifié une sortie progressive du diesel. Elle s’applique à l’ensemble des véhicules motorisés (particuliers et professionnels).

Des dérogations générales existent. Elles se basent uniquement sur l’usage précis du véhicule, par exemple les ambulances ou autres véhicules prioritaires. Des dérogations individuelles pourront être sollicitées selon les modalités et critères à fixer.

En 6 étapes clés (voir rubrique agenda), de 2023 à 2030, la Wallonie entend réduire drastiquement les émissions de dioxyde d’azote et de particules fines.

Agenda

Un phasage est prévu pour les zones basses émissions comme pour l’interdiction progressive de tels ou tels véhicules.
Vous pouvez consulter chaque ligne du temps ici.